
La vapeur d’eau ( H2O) : 55%
Le dioxyde de carbone ( CO2) : 39%
Le méthane (CH4) : 2%
Le protoxyde d’azote (N2O) : 2%
Et l’ozone (O3) : 2%
La vapeur d’eau peut provenir des centrales électriques - pas seulement nucléaires ! -, de l’irrigation, des barrages, de la déforestation…
Le gaz carbonique : il comporte bien sûr des émissions naturelles (la respiration des animaux, une partie de la putréfaction, les incendies naturels, ou encore le réchauffement de l’océan de surface) mais elles sont compensées par des "puits" tout aussi importants (le refroidissement d’autres portions de l’eau océanique de surface, et la photosynthèse).
Il provient aussi des activités humaines :
charbon, pétrole, gaz, production de ciment.
Le protoxyde d’azote : Pour ce gaz il y a aussi des émissions naturelles, qui proviennent essentiellement des zones humides. La part humaine provient : de l’utilisation des engrais azotés en agriculture, de certains procédés chimiques.
L’ozone : Selon l’endroit où il se trouve il nous intéresse beaucoup ou il nous est nuisible : dans la haute atmosphère, où l’on parle d’ozone stratosphérique (la stratosphère est la couche de l’atmosphère située entre 10 et 50 km d’altitude), il arrête les ultraviolets du soleil qui ont tendance à "casser" les liaisons chimiques indispensables à la vie ; il nous y est donc très utile (sans cette couche d’ozone stratosphérique la vie évoluée n’existerait probablement pas en dehors des océans), dans nos villes, bien qu’il continue aussi à arrêter les ultraviolets les plus agressifs qui viennent du soleil
Conséquences climatiques :
retrait des glaciers,
fonte de la banquise,
élévation du niveau moyen des océans,
modification des régimes de précipitations pouvant entraîner inondations et sécheresses,
augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes comme les ouragans ou les cyclones,
modification de la circulation de courants marins comme le Gulf Stream et la dérive nord-Atlantique qui pourrait conduire au refroidissement de certaines régions (Ouest de l’Europe,…).
Conséquences humaines : Outre l’augmentation des catastrophes naturelles, les rendements agricoles pourraient être modifiés et les zones de présence des vecteurs de maladies comme le choléra ou le paludisme pourraient s’élargir. De nombreuses populations en croissance qui vivent dans des zones tropicales pourraient en particulier être affectées par le changement climatique. D’autres populations pourraient être déplacées suite à la montée des eaux.-Des peuples pourraient avoir leur mode de vie modifié comme ces Inuits de Kuujjuaq (nord du Canada).
Conséquences économiques : Certains économistes parlent d’un coût de deux euros par tonne de carbone, tandis que d’autres évoquent 50 euros. Parmi les chiffres avancés, on estime que le réchauffement climatique pourrait coûter jusqu’à 1 point de croissance. On notera que les banques, les assurances, les agriculteurs et les pays en voie de développement sont les plus exposés.
Quelques conséquences positives : Le réchauffement climatique et les problèmes liés à l’énergie ont également tendance à accélérer la prise de conscience individuelle et politique de l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. Ils incitent au développement de solutions technologiques innovantes.
D’autres conséquences plus ponctuelles prévues : une plus faible mortalité hivernale dans les zones tempérées, une augmentation de la production de bois, une hausse des rendements agricoles dans les zones tempérées, un accroissement des ressources en eau dans certaines zones sèches proches des tropiques, une baisse des consommations d’énergie pour se chauffer (mais une augmentation de celles nécessaires à la climatisation).
Individuelles : éviter de prendre l’avion. Préférer le train ; utiliser le moins possible les véhicules automobiles (préférer la bicyclette ou les transports en commun chaque fois que possible ; atteindre une isolation optimale des bâtiments, au mieux par le recours à l’architecture bioclimatique qui réduit au maximum les besoins de chauffage (15 kWh⋅m-2 par an, les anciennes maisons étant à 450 kWh⋅m-2 par an) et supprime le besoin de climatisation active, tout en améliorant le confort de vie.
Collectives : Réduction des émissions nationales chiffrées ; Réalisation d’inventaires nationaux des émissions GES et des - absorptions possibles par les « puits de carbone » ; Mise en place de programmes nationaux de lutte contre le changement climatique ; Engagement des pays développés à fournir aux PED des ressources financières nouvelles et additionnelles et à faciliter les transfert de technologies
Keely Azémar et Johanna Duffoir, avec leur professeur Melaine Riffiod